Title

Léger Duchesne, orateur royal

Document Type

Article

Publication Date

Summer 2010

Journal

Tangence

Issue

93

First Page

17

Last Page

36

Abstract

Cette étude examine le premier des deux discours prononcés par Léger Duchesne in auditorio regio, qui furent imprimés et transmis à la postérité. Lecteur royal de rhétorique et de lettres latines, Duchesne prononça en janvier 1580 une oraison dans laquelle il loue les rois Valois créateurs et protecteurs du Collège des lecteurs royaux (actuel Collège de France). Il remémore ses propres expériences de jeune étudiant à l'époque de Louis XII et de François Ier, afin de souligner la grandeur de l'institution qui constitue l'une des gloires durables du royaume de France. Duchesne apostrophe successivement, selon l'ordre chronologique, chacun des rois Valois à l'exception de Henri II. Son éloquence épidictique fait montre d'une riche culture latine, comme en témoignent les échos de Virgile, Quintilien, Cicéron et Horace que l'orateur rencontra pour la première fois lorsque, jeune homme, il fréquenta les cours des lecteurs. Ainsi ce double éloge, de la lignée royale des Valois et de l'institution des lecteurs royaux, se construit-il sur un récit « autobiographique » qui culmine par l'éloge de Henri III, maître de l'Académie du Palais.

This study examines the first of the two discourses pronounced by Léger Duchesne in auditorio regio, which have been printed and transmitted to posterity. A royal reader of rhetoric and Latin letters, Duchesne delivered an oration in January 1580 during which he praised the Valois kings as the creators and protectors of the College of Royal Readers (now the Collège de France). He drew on his own experiences as a young student during the time of Louis XII and Francis I in order to underscore the greatness of the institution that constitutes one of the chief glories of France. Duchesne pointedly addressed, successively and in chronological order, each of the Valois kings with the exception of Henri II. His epideictic eloquence revealed a rich Latin culture, testified by the echoes of Virgil, Quintilian, Cicero and Horace, whom the orator encountered for the first time when, as a young man, he attended the courses of the readers. Thus, this dual eulogy of the royal lineage of the Valois and of the institution of royal readers was based on an "autobiographical" account that culminated with a eulogy of Henri III, master of the Palace Academy.