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Abstract

Au Canada, la politique d'immigration favorise les individus ayant un capital humain élevé (Knowles, 2007). Étant donné les liens étroits entre le capital humain et la santé (Jasso et al., 2004) et le fait que les recherches suggèrent la présence d'un avantage de santé universel au sein de la population immigrante au Canada, nous nous attendions à observer l'effet de la sélection de l’immigrant en bonne santé à tous les stades du parcours de vie et sur des problèmes de santé multiples. Notre examen suggère plutôt un modèle plus complexe qu’envisagé initialement. Cette synthèse indique que les immigrants ont clairement un avantage de survie, partiellement attribuable aux processus de sélection positifs aux niveaux individuel et étatique (sauf peut-être pour les réfugiés). Cependant, l’avantage de santé des immigrants varie grandement lorsque mesuré par la morbidité. En outre, en examinant les différentes étapes du parcours de vie des immigrants, on constate une meilleure santé des immigrants à l'âge adulte, mais souvent inférieur pour la période périnatale, l’enfance/adolescence et aux âges avancés. Le processus de sélection des immigrants ne semble pas opérer de la même manière chez les immigrants très jeunes et très âgés que chez les adultes. Si tel est le cas, nous ne devrions pas envisager un avantage de santé des immigrants au sein de ces groupes. Même à l'âge adulte, âge auquel l'effet de la sélection de l’immigrant en bonne santé semble être le plus marqué, certaines divergences subsistent entre les sous-groupes d'immigrants selon le type de mesure de la santé utilisé (par ex., une plus grande variation de la santé auto-déclarée, mais une variation moindre pour la santé mentale, invalidités/incapacités, les comportements à risque et les maladies chroniques).


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