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Abstract

Cette synthèse des connaissances fournit une évaluation à jour de l’influence de l’acculturation des enfants sur leur identité sociale. Bien que d’autres facteurs aient un impact sur le développement de l’identité, cette synthèse met l’accent sur le point de rencontre entre l’identité et les relations intergroupes. La plupart des immigrants arrivés après 1965 se heurtent à des circonstances économiques et à une barrière de « couleur » qui compliquent le processus d’acculturation. Comment ces forces structurelles affectent-elles le parcours qui mène à devenir un Canadien ou un Américain est une question dont la portée est étendue. Dans les groupes qui sont capables d’arriver à la parité économique avec les Blancs et qui rencontrent peu de racisme, « l’ethnicité » pourrait s’estomper au fil des générations. Ainsi, les immigrants récents pourraient éventuellement adopter une identité sans trait d’union, une identité fondée sur un sens d’appartenance à la communauté hôte. Toutefois, dans des pays multiculturels, une telle assimilation identificationnelle n’est pas nécessaire au succès de l’intégration. Les enfants d’immigrants récents peuvent au contraire choisir une identité biculturelle. Les cas les plus troublants surviennent lorsque des barrières à l’intégration des immigrants motivent une solidarité ethnique « réactive ». Dans ces contextes, il se peut que l’identité ethnique soit le reflet de divisions sociales ou même d’un conflit ethnique dans la société.