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Abstract

L’accélération du processus de vieillissement de la population canadienne se poursuit alors que les cohortes du baby-boom franchissent tour à tour l’âge de 65 ans. Plus nombreuses à franchir cet âge, elles y survivront aussi plus longtemps. Au nom de l’équité intergénérationnelle, plusieurs pays répondent à ce bilan démographique en réformant leur système de revenu de retraite pour favoriser le report de l’âge effectif de la retraite. Au Canada, sans que l’on ait adopté de telles réformes, on observe ce report depuis déjà une vingtaine d’années. Aussi souhaitable que soit le prolongement de la durée de vie en emploi, il pose de sérieux défis. Par exemple, l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé selon le statut socioéconomique montrent des écarts importants en faveur des mieux nantis. Si vivre plus longtemps se traduisait par des écarts grandissants, devoir travailler plus longtemps pourrait signifier un accroissement des inégalités socioéconomiques à l’intérieur même des générations.


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