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Abstract

In Kenyan urban locations where speakers of a myriad of different languages and cultures converge, young people have experienced ambivalence, ambiguity, and contradictions regarding language, culture, and identity that they can ascribe to themselves, both as unifying factors at the national level, as well as marking their identity as urban youth. In an attempt to bridge the ethnic divide, and the divide between what they perceive to be traditional values and the urban, modernized values, Kenyan urban youth have developed a “hybrid” language called “Sheng”. This language has opened up avenues for renegotiating their identity and cultures, moving them beyond unitary, fixed identities and binaries of traditional versus urban, and local versus global. Thus, this paper uses the post-colonial notions of hybridity and the third space to interrogate ways in which these youth have challenged the established codes of their identities, and negotiated their ambivalences in a third, hybridized space that is fluid and shifting. Educational opportunities for Kenyan urban youth within the third hybridized space positioning are discussed.

Au Kenya, dans les centres urbains, là où convergent une myriade de langues et de cultures, les jeunes ressentent des contradictions et une certaine ambigüité quant à leur langue, leur culture et leur identité, cette identité qui les caractérise au niveau national comme de jeunes urbains. Ces mêmes jeunes ont développé une langue « hybride » appelée “Sheng” dont le but est clairement de combler la division ethnique, ainsi que la division entre ce qu’ils perçoivent comme étant des valeurs traditionnelles et celles comme étant des valeurs urbaines ou même modernes. Cette langue a ouvert la possibilité de renégocier leurs identités et leurs cultures, et d’aller au-delà même de l’unité, c’est-àdire au-delà des identités fixes et des binaires, tels que traditionnel vs. urbain ou local vs. global. Cet article utilise donc les notions postcoloniales d’hybridité et de troisième espace afin d’analyser la façon dont ces jeunes ont défié les codes établis de leurs identités respectives et comment ils ont négocié leurs ambigüités dans un troisième espace hybride, fluide et variable. Cet article examine également les différentes possibilités éducatives pour les jeunes kenyans urbains dans ce troisième espace hybride.

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