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Abstract

Based on a critical ethnographic research project, this paper is about the impact of becoming Black on ESL learning; that is, the interrelation between identity formation, identification, race, culture and second language learning. It contends that a group of French-speaking immigrant and refugee continental francophone African youths who are attending an urban Franco-Ontarian high school in south- western Ontario, Canada, enters, so to speak, a social imaginary, a discursive space in which they are already imagined, constructed, and thus treated as Blacks by hegemonic discourses and groups. This imaginary is directly implicated in whom they identify with (Black America), which in turn influences what and how they linguistically and culturally learn. They learn Black English as a second language (BESL), which they access in hip-hop culture and rap lyrical and linguistic styles. Conducted within an interdisciplinary framework, this critical ethnography shows that (ESL) learning is neither neutral nor without its politics and pedagogy of desire and investment.

En se basant sur un projet de recherche ethnographique critique, l'auteur considère l'effet de devenir Noir dans l'étude d'anglais comme langue seconde (ESL), c'est-à-dire la corrélation entre la formation de l'identité, l'identification, la race, la culture, et l'étude de la seconde langue. Il s'agit d'un groupe de jeunes immigrants et réfugiés francophones venant d'Afrique et allant à une école secondaire de langue française dans un centre urbain du sud-ouest de l'Ontario, Canada. L'auteur soutient que ces jeunes, pour le dire, entrent dans un espace social, décousu, imaginaire dans lequel ils se sont déjà imaginés, composés, et donc traités comme des Noirs à cause d’un discours hégémoniques. Cet espace imaginaire est directement impliqué sur ceux avec lesquels ils s'identifient notament des Afro-américains et qui, à leur tour, influencent sur ce qu'ils apprennent en langue et en culture. Ils ont appris l'anglais des Noirs comme langue seconde (BESL) qu'ils ont appris par la culture hip-hop, les paroles et l'expression linguistique du Rap. Conduit dans un cadre interdisciplinaire, cette étude ethnographique critique souligne le fait que l'apprentissage de langue (ESL) n'est ni neutre, ni indépendant des politiques et de la pédagogie du désir et de l'investissement.

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